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 Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave]

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Message(#) Sujet: Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave] Ven 30 Déc 2016 - 10:10









Les grues innombrables commençaient à s’activer pour reprendre leur labeur quotidien , immenses monstres d’acier déchirant le ciel gris et hostile qui avaient succédé aux créatures de chair qui avaient tant détruits.Les mains jointes derrière son dos, Glenn observait la cité de Washington en pleine reconstruction à travers la baie vitrée du splendide appartement que l’on avait mis à sa disposition suite à la destruction de sa maison familiale durant le règne de Thanos et en attendant qu’elle soit reconstruite. Il avait passé cette sombre période de l’histoire de l’humanité , peut-être même la plus sombre puisque c’étaient tous les humains qui étaient soumis , cachés , enterrés dans le bunker de Point Apocalypse pour survivre avec les autres hommes, femmes et enfants qui s’y trouvaient. Il avait bien envoyé quelques un de ses hommes pour soutenir le mouvement de résistance suite aux sollicitations du SHIELD mais le général Talbot et plus généralement l’armée dans son ensemble n’avaient clairement pas été les héros de cette guerre où une nouvelle fois les Avengers et autres “optimisés “ avaient “ sauvé la Terre “ et récoltés les lauriers. Oui, ils étaient à l’origine de la libération et Glenn ne le niait pas mais au fond n’était ce pas la moindre des choses quand on dispose de pouvoirs extraordinaires que de les mettre au service de la rédemption d’une société en perdition? Si lui et ses soldats avaient disposés de tels capacités ils ne se seraient assurément pas cachés comme ils l’avaient fait. Mais de cette guerre il y avait bien un enseignement à tirer : avant de battre le Titan fou pour le chasser après plusieurs mois de tyrannie ces super-héros avaient d’abord perdu lors de l’invasion ; quelqu’un avait réussi à les faire flancher , à leur faire poser un genou à terre. Et il n’était pas exclu que d’autres forces dans l’univers encore plus puissante que Thanos ne se décide de venir faire un tour sur Terre.

Le général était reconnaissant envers ceux qui avaient remporté l’ultime victoire mais il n’en devenait pas moins méfiant à l’égard des individus disposant de tels pouvoirs : n’importe lequel d’entre eux était une potentielle bombe à retardement si on ne parvenait pas à les canaliser.

Au lendemain de la victoire Glenn était sorti de Point Apocalypse et avait voyagé jusque Washington: la capitale était en ruine, presque entièrement détruite. Tous les bâtiments institutionnels avaient été rasés et les rues autrefois claires et blanches étaient souillées et souffrées. On aurait dit qu’une bombe atomique avait été larguée sur la ville tant la désolation était grande ; il fallait tout recommencer , reprendre à zéro. Les lendemains de catastrophe, voire d’apocalypse dans le cas présent, étaient peut-être aussi dangereux que le désastre en lui-même car tous les rôdeurs et charognards pouvaient alors profiter de la désolation et du chaos ambiant pour se rassasier au milieu de cette anarchie hagarde ayant pris place. D’où la nécessité absolue de constituer au plus vite un gouvernement fort dirigé par une figure aussi symbolique que charismatique , aussi inflexible qu’influent : en réalité ce ne fut pas le président par intérim remplaçant le défunt Président Ellis qui fut vu comme l’homme de la situation mais Norman Osborn , qui était le réel instigateur et chef d’orchestre de la reconstruction. Son discours très dur envers les Vengeurs et les héros trouva un fort écho à traver la population qui accusait à présent ceux-ci d’avoir attirer le Titan Fou sur Terre ; ce qui n’était pas complètement faux aux yeux de Glenn. L’une de ses premières décisions phares fut certainement la restructuration de la sécurité du pays et la dissolution du SHIELD actuel remplacé par le HAMMER , organisation disposant des mêmes moyens mais beaucoup moins marginale et indépendante du gouvernement et la mise en place du SWORD et sa station spatiale orbitale pour prévenir et éventuellement contenir en amont toute sorte de menace extraterrestre. Osborn était à la tête de ces organisations sans qu’aucun réél contre-pouvoir ne fasse la balance, en l’état il était tout puissant.

De son côté Glenn avait retrouvé sa place au sein de l’organigramme militaire ; les officiers supérieurs ayant survécu étaient peu nombreux et chacun bénéficiait dorénavant d’une certaine réputation : ils étaient les derniers représentants de l’ancien système. Il se chargeait toujours de la sécurité intérieure mais avec des charges plus lourdes visant à assurer le bon déroulé de la reconstruction du pays. Au Pentagone il n’avait que deux généraux au-dessus de lui qui étaient en mesure de lui donner des ordres directs : le général trois étoiles McDowell grande figure de l’armée ainsi qu’une connaissance de longue date avec qui il avait maintes fois officié : Thaddeus Ross.

Une douce main se posa sur l’épaule du général Brigadier :


“ Il y a encore une coupure de gaz et la chaudière est en panne; ces immeubles reconstruits à la hâte sont vraiment déficients.

-Ce ne sont que des logements provisoires Carla, nous serons bientôt de retour à la maison. Estimons nous heureux quand on voit les centaines de milliers de gens qui cherchent un toit.
-Je le sais bien…, répondit-elle dans un soupir , c’est que tout a été si chamboulé ; il y a eu Thanos et la vie dans le bunker à l’écart du monde et maintenant malgré la “victoire”, je me rends compte que rien ne sera plus jamais comme avant. Il y a les morts évidemment ; mais aussi les ruines et la peur. Le peuple est perdu et s’en remet aux beaux orateurs qui leur promettent paix et sécurité…”


Glenn se tourna vers sa femme et la fixa, son expression était indéchiffrable.


“Tu parles d’Osborn?”


D’un hochement de la tête , elle acquiesca.


“Franchement Glenn , tu lui fais vraiment confiance?

-Bien sûr que non, ce genre de personne ne peuvent pas être digne de confiance mais il est sûrement l’homme dont le monde a besoin au lendemain de cette tragédie. Ses méthodes radicales, quoiqu’en dise, sont efficaces et au moins il a montré au monde que la clique des Avengers est peut-être moins vertueuse que l’on ne pensait. Nous nous sommes rallié à lui Carla en connaissance de cause et je ne le regrette pas car je veux contribuer à reconstruire mon pays et seul lui en a les moyens. Mais le pire est derrière nous.

-En es tu sûr?

Glenn préféra ne pas répondre et se contenta de lui déposer un baiser sur les lèvres avant d’enfiler son manteau et de se diriger vers la porte.


“Si tu ne peux pas chercher les enfants à l’école envoie moi un message.
indiqua l’officier avant de claquer la porte.

Quelques écoles avaient été remises sur pied depuis quelques semaines où quelques enfants privilégiés pouvaient reprendre leur scolarité brutalement interrompue mais il y avait encore beaucoup à faire dans ce domaine. Glenn conduisit sur les routes nouvellement reconstruites jusqu’au Pentagone lui aussi en cours de reconstruction. Pour l’instant le personnel travaillait principalement dans les Ailes Nord et Ouest , tandis que la partie centrale était sur le point d’être réinauguré. L’abnégation dont faisait preuve son peuple ne cessait d’impressionner Glenn , malgré les pertes et les blessures gravées à jamais , ces hommes et ces femmes continuaient à aller de l’avant pour bâtir à nouveau.

Il salua quelques subordonnés avant de se diriger vers son bureau où il tria quelques dossiers durant une heure ; il jeta un coup d’oeil à sa montre. Son planning du jour était bien rempli et s’annonçait serré : un entretien avec le général McDowell , un entraînement sportif avec les “marines” et plusieurs affaires à régler et superviser aux quatres coins du pays. Sans compter qu’il allait sûrement devoir chercher les enfants ; sa femme avait temporairement troqué sa casquette de directrice d’agence publicitaire pour entrer dans une organisation humanitaire qui tâchait de venir en aide à ceux dont la guerre avait tout pris et elle travaillait comme jamais , peut-être même plus que son mari qui avait déjà fort à faire.

Le général McDowell l’attendait dans son bureau , les mains jointes et l’allure sévère. Les deux hommes se serrèrent la main après s’être salué et Glenn s’assit sur le siège vide qui faisait face à son supérieur.


“L’affaire des brigands dans le Minnesota avance?
Demanda le plus gradé des deux .
-Tout est réglé monsieur , il ne me reste plus qu’à faire le rapport final.
-Bien, très bien. Vous vouliez me parler de quelque chose en particulier qui justifierait la demande de cet entretien privé?
-Oui , vous connaissez mes inquiétudes au sujet de cet homme capable d’influencer voire de manipuler “tout individu.


Visiblement exaspéré McDowell poussa un soupir accompagné d’un geste agacé:


“Talbot cela fait de semaines que vous me bassinez avec ce type sans que votre enquête n’avance d’un iota.
- Sauf votre respect , je vous ai donné son identité Monsieur : un artiste décorateur du nom de Zebed…

-Et vous n’avez pas la moindre preuve.”


Glenn commençait lui aussi à s’agacer, comme d’habitude cette discussion tournait en rond . Le général à la fière moustache avait espéré qu’en privé le vétéran se montrerait plus ouvert à l’écoute que lors des réunions d’état major mais il était toujours aussi borné. Mais comment pouvait-on fermer les yeux face à une telle menace?


“ J’ai un témoignage Monsieur.

-Oui je sais , le témoignage du Soldat Ogaan , un récidiviste condamné plusieurs fois pour insubordination et mensonges aux supérieurs . Je suis désolé mais je ne peux l’accepter ; il vous faudra d’autres choses pour pouvoir mettre ce type aux arrêts.
-Figurez vous que j’ai autre chose…


Visiblement interpellé McDowell haussa un sourcil d’un air intrigué ; Glenn sortit sa tablette et présenta à son supérieur le visage d’une jeune femme.


“Voici Mélanie Killgrave, ex-femme de mon suspect. Elle s’est présentée comme telle hier à nos services.

-Cela risque de ne pas être suffisant non plus.
-Non monsieur je ne compte pas m’appuyer sur son seul témoignage mais elle pourrait nous servir à casser la couverture de Killgrave. Il la recherche depuis des années ; un petit jeu de chantage pourrait nous permettre de le faire craquer.

-Où est cette femme?
-Je l’ai placé en isolement et sous protection dans l’un de nos bunkers.

-Talbot ! Vous ne pouvez pas mettre aux arrêts des civils de la sorte.
-Elle a elle-même insisté.


McDowell réfléchit pendant quelques secondes devant un Glenn qui ne tenait plus en place ; mais qu’est ce que ce vieux général attendait pour lui donner son aval pour arrêter ce danger public? Rien que penser au pouvoir dont disposait ce Killgrave donnait des frissons au général ,il n’y avait peut-être rien de pire qu’un gars capable de retourner n’importe lequel de vos amis contre vous par manipulation. Le peuple était déjà devenu assez paranoïaque comme cela.


“ Très bien je vous donne mon feu vert mais Talbot ce sera votre dernière chance. Si ça ne fonctionne pas je vous demanderai de classer l’affaire et d’oublier votre fantasmagorique suspect afin de vous concentrer sur des problèmes plus concrets.
-C’est entendu.
-Il se trouve que ce Zebediah Killgrave se trouve sur la liste des invités de la réception à l’occasion de l’inauguration de la partie centrale du bâtiment; il a été appelé pour la Salle Mauve.
-La Salle Mauve?
- Un prototype de chambre capable de simuler à peu près n’importe quelle condition physique.
-Bon j’essaierai d’agir à ce moment là. Merci Monsieur.


Le discussion glissa alors sur d’autres sujets divers et variés plus ou moins reliés aux soucis de sécurité intérieur et quand , après plus d’une heure d’entretien , Glenn s’apprêta à prendre congé de McDowell ce dernier le prévint une nouvelle fois avec un doigt levé
.

“Votre dernière chance Talbot.”


Glenn ne répondit rien et se contenta de hocher de la tête pour montrer qu’il avait compris ; mais une fois à l’extérieur du bureau du général trois étoiles il laissa s’échapper un prodigieux
Vieux croûton”.

D’un pas décidé il rejoignit son espace de travail ; son planning de la journée était dorénavant relégué au second plan : il avait une réception à préparer pour le lendemain.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

35 heures plus tard…



Glenn avançait parmi la foule au bras de sa femme qui portait une somptueuse forme rouge qui dévoilait ses formes voluptueuses sans que cela ne soit vulgaire ; toujours dans l’élégance. De son côté le Limier, comme on le surnommait, arborait le traditionnel costume d’apparat bleu bardé de barrettes et autres distinction , soigneusement lavé et repassé pour l’occasion. La partie centrale du Pentagone , la plus complexe et équipée du bâtiment avait été remise sur pied en un temps record ; de mémoire Glenn n’avait jamais vu une activité économique aussi prolifique que depuis le début de la reconstruction. Le général serra quelques mains et salua plusieurs collaborateurs avec qui il échangeait quelques bons mots mais il ne s’attardait pas pour engager une longue conversation : il y avait quelqu’un d’autre avec qui il devait parler.

Il se fit servir , à lui et Carla, deux flûtes de champagne et d’un long regard oblique il scruta les invités présents dans la salle de réception. Après quelques secondes de recherche il finit par le repérer cet anglais guindé dans ses costumes choisis avec soin , ce petit air narquois avec cet insupportable sourire en coin, cette coiffure soignée sur ce visage maigre et qui inspirait assez peu la confiance : pas de doute il s’agissait bel et bien de Zebediah Killgrave.

Rien qu’à l’observer , Glenn éprouvait de l’antipathie envers cet individu ; même si ce rosbeef n’avait pas eu de pouvoirs les deux hommes n’auraient pas pu être ami.


“Reste là, je dois régler quelques affaires.”
dit-il à sa compagne qui se retourna, visiblement étonnée. Elle n’aimait pas qu’on lui fasse ce genre de recommandation et qu’on l’écarte de la sorte. Mais Glenn s’empressa de lui désigner du doigt l’écossais en lui indiquant qu’il s’agissait de “l’optimisé” qu’il traquait.

“Bien; sois prudent Glenn.”
lui glissa-t-elle avant de s’éloigner.

Le général ne se dirigea pas tout de suite vers Killgrave ; il prit d’abord une grande inspiration et tenta de faire taire l’appréhension voire même la petite pointe d’inquiétude qui nouait son estomac. Faire face à un homme capable de vous manipuler et vous faire faire ce que bon lui semble ne ressemblait en rien à une partie de plaisir. Il se rassura en se disant que son entraînement militaire qui lui avait appris à résister à la torture lui permettrait de résister face à cet énergumène ; tout du moins il l’espérait.

Il s’avança finalement vers sa cible qui lui tournait alors le dos.


“Monsieur Killgrave , merci d’être venue ici ; votre réputation artistique vous a précédé je dois dire.”


Le britannique fit volte-face pour se retrouver nez-à-moustache avec l’officier supérieur qui cacha mal un rictus qui disait à la fois son stress et son aversion.


“Toujours aussi élégant à ce que je vois , avec cette petite touche de mauve toujours présente
.”


S’il était bel et bien nerveux Glenn arrivait plutôt bien à le dissimuler; son visage semblait impassible et seule se coupe qui tremblotait légèrement dans sa main droite trahissait son état d’alerte. Il porta la coupe à sa bouche, la vida de son contenu pétillant et la reposa sur le buffet le plus proche.


“Veuillez m’excuser pour ma possible maladresse ; j’essaie de vous flatter mais les compliments sont difficiles à manipuler… Enfin vous, vous ne devez pas avoir ce problème ; la manipulation c’est votre domaine non?”


Le général n’avait pas mis bien longtemps avant d’entrer dans le vif du sujet ; il n’y avait aucun doute à avoir sur le fait que l’artiste décorateur avait bien saisi cette référence à ses pouvoirs.

Et si Killgrave ne connaissait pas encore les intentions de son interlocuteur il devait bien sentir que si le général prenait de tels risques c’est qu’il avait des atouts dans sa manche.


 


Dernière édition par Glenn Talbot le Dim 26 Fév 2017 - 22:26, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave] Sam 7 Jan 2017 - 17:23


Qui est cet inconnu qui m’adresse la parole de façon aussi directe ? Malgré le fait que la réception ait lieu au Pentagone, je n’ai pas pour habitude d’être abordé par des militaires bardés d’insignes et à l’air plus sérieux et directs qu’à une fête mortuaire. Je préfère les discussions cultivées et raffinées avec de beaux bourgeois sur leur trente-et-un et de charmantes dames en robes de toutes les couleurs et parées de leurs plus beaux bijoux. Néanmoins, quelque-chose me dit que j’aurais tort d’esquiver cette conversation. L’homme ne trahit ni faiblesse ni peur dans son attitude ; mais quelque-chose dans sa façon de me parler et de me regarder semble m’indiquer qu’il me connait comme si nous étions intimes. Je reste calme, mais la partie rationnelle de mon esprit, celle qui ne dort jamais malgré l’alcool et mon apparence égrillarde, se met instinctivement en ordre de bataille.

La soirée avait pourtant si bien commencé ! Certes la décoration mauve emprunte beaucoup à mon propre style. Non, pas emprunte, copie : c’est l’un de mes rivaux qui a réussi à décrocher le poste pour cette soirée, et cela en plagiant mes anciens travaux ! Dire que je lui avait accordé une compétition à la loyal, que je n’avais pas utilisé mes pouvoirs sur lui, voulant le battre grâce à mes talents artistiques… Heureusement, le coq ne fanfaronnera pas longtemps. J’ai pris le soin de lui rendre visite et de lui adresser un petit mot avant que la soirée ne commence : il contribuera à ce qu’elle reste dans les mémoires, mais pas dans le sens où il l’entendait initialement… Mais le clou du spectacle n’est pas pour tout de suite. Intéressons-nous à ce nouveau venu bien hardi. La main sur le le cœur, les yeux écarquillés comme de surprise, je joue des armes que je préfère par-dessus-tout : l’ironie et l’humour noir.

-Moi, manipulateur ? Mais, Monsieur, vous me flattez ! Je ne suis qu’un petit joueur, du menu fretin, en comparaison de vous. Vous autres hauts gradés, vous êtes passé maîtres dans cet art depuis longtemps. Liberté, Unité, Patrie… combien de jeunes des quartiers défavorisés avez-vous attirés dans vos rangs avec ces mots si bien tournés, parce que les hommes politiques et les hommes d’affaire étaient trop pleutres pour envoyer à la mort leurs fils dans les guerres qu’ils avaient eux-mêmes déclenchés ? Combien de pudiques synonymes avez-vous trouvé pour les actes méprisables que vous accomplissez ? Je me souviens de « circonstances exceptionnelles » et d’ « interrogatoire prolongé » pour désigner la torture… Vous qui semblez connaître bien des choses sur moi, vous devez savoir que je sais de quoi je parle. J’ai connu la guerre, et la diplomatie.


J’avale deux gorgées de ce si fameux champagne, emboîtant le pas à mon interlocuteur qui semblait bien pressé de finir le sien. Je repose mon verre sur un plateau disposé à cet effet sur la table d’à côté, et je place mes mains derrière mon dos, comme une parodie d’officier militaire.

-Je suis bien plus modeste dans mon œuvre. D’une certaine façon je ne manipule pas vraiment les gens, je préfère penser que mon art les ouvre à de nouvelles… perspectives que leur petit quotidien autocentré. J’ai essayé… de leur faire voir des évidences. Cela peut être difficile pour certains, mais que voulez-vous… Après tout, ne dit-on pas que tout vrai artiste accouche dans la douleur ?


C’est toujours un plaisir que de laisser planer la confusion entre ma couverture officielle, mon métier d’artiste décorateur, et mes occupations officieuses, criminel notoire doué de pouvoirs surnaturels. Exceptionnellement je n’arbore pas mon traditionnel sourire en coin, j’ai préféré conserver les yeux grands ouverts et l’attitude ironiquement surprise, comme si j’étais effectivement en admiration devant un maître de la manipulation. Que cette dernière était une occupation aussi anodine que la poterie et la lecture.

-Mais j’ai oublié, qui êtes-vous Monsieur qui semblez me connaître. Je vois que vous êtes haut gradé : général peut-être ? Ne nous sommes-nous pas déjà croisés quelque-part d’ailleurs ? Il me semble que c’était à Beyrouth. Est-ce pour cela que j'ai suscité votre intérêt ?


"Les gens m'ont semblé tellement petits, tellement misérables et pathétiques, que j'ai voulu m'en amuser. Et je m'amuse beaucoup..."


Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave] Dim 22 Jan 2017 - 10:22







Tiens, sur le rapport il n’était pas mentionné que ce Zebediah Killgrave faisait partie d’une troupe de théâtre shakespearien : cette manière de feindre l’innocence et son accent britannique plutôt marqué l’indiquaient pourtant. Le général écouta son interlocuteur déballer tous ses faux compliments destinés à brosser ironiquement le général dans le sens du poil en lui adressant de petites piques visant à lui faire perdre son sang-froid. Classique lorsque l’on négociait avec ce genre d’individu mais le Limier , bien que de nature assez impulsive voire parfois bouillonnante, savait maîtriser son envie de coller trois crochets dans la mâchoire du suspect quand les circonstances le demandaient. Et en l'occurrence aujourd’hui les circonstances le demandaient : c’était au militaire de faire sortir sa cible de ses gonds pour briser sa couverture et révéler au monde sa véritable nature.
Killgrave reposa lui aussi son verre sur un plateau proche qu’un serveur, parfaitement habillé selon les normes en vigueur, s’empressa de débarrasser. Un très bref regard fut échangé entre l’employé et l’officier supérieur avant que ce dernier ne reporte son attention sur le prétendu “artiste”.

L’homme , dans son discours, ne cessait de faire des allusions à son pouvoir terrifiant sans toutefois dire quelque chose de concret qui pouvait servir à Talbot de preuve tangible. Lui comprenait à quoi tout cela faisait référence mais ce n’était clairement pas suffisant pour convaincre ses supérieurs réticents à s’occuper de cette affaire. Killgrave était aussi fin qu’agaçant finalement ; il avait sans doute immédiatement compris les soupçons du général et semblait s’amuser avec ceux-ci. Glenn comptait bien lui faire ravaler ses horripilantes déclarations, face à son manège goguenard il n’y avait sûrement pas meilleur réponse à donner que le sarcasme.


“Qui je suis? Vous me décevez M.Killgrave , je pensais que vous aviez servi sous les drapeaux et vous êtes incapables de reconnaître les insignes d’un Général Brigadier. Quant à mon nom…”


Glenn tapota de l’index la petite plaque métallique épinglé sur son torse, avec un petit sourire railleur.


“Je pensais que vous saviez lire mais je peux vous aider : Général Glenn Talbot.”

Il lui tendit sa main rugueuse malgré tout le dégoût que ce geste pouvait lui inspirer. Y avait-il quelque chose de plus répugnant que le contact avec un subversif de sa trempe? Ajoutez-y en plus de cela un pouvoir aussi extraordinaire qu’effrayant et tout le rejet du militaire paraîtra logique.


“Vous m’avez peut-être vu à Beyrouth j’y ai servi il y a quelques années, mais moi je n’ai aucun souvenir de vous là-bas et ce n’est clairement pas pour cela que je m’intéresse à vous. Disons que j’ai plutôt entendu parler de vos activités plus récentes.”


Glenn aussi s’essayait au jeu des sous-entendus dans lequel Killgrave excellait ; il fallait le faire mariner avant de poser ses atouts,; lui faire comprendre sans dire explicitement , susciter sa curiosité et commencer à égratigner sa patience dans l’optique de finir par le faire craquer.


“Mais que diriez-vous de poursuivre cette discussion en étant plus confortablement installé? Comme des hommes civilisés…”


Glenn posa une main sur l’épaule du britannique et le conduisit vers deux fauteuils de satin rouge séparés par une petite table basse en acajou surmonté de quelques fleurs aussi violettes que le costume de son suspect. Ils n’attiraient pas vraiment l’attention : ce genre de soirées mondaines étaient les occasions propices à élargir son réseau de “connaissances” et il n’était ainsi pas rare de voire divers officiels discuter avec des représentants émérites d’autres secteurs d’activité. Le général s’installa s’assit et se pencha légèrement en avant , les bras posés sur les genoux et les mains jointes.


“M. Killgrave ne pensez vous pas que nous devrions poursuivre cette conversation avec franchise et honnêteté ? Vous n’y êtes peut-être pas habitué au vu de vos singeries mais je crains bien que ce soir vous n’ayez pas le choix car si vous ne voulez pas dire votre vérité d’autres s’en chargeront à votre place.”


Voilà, la première étape de son plan était lancé avec cette première évocation de la présence de Mélanie dans toute cette affaire. Là encore il valait mieux ne pas tout lui dire d’un coup mais bien faire monter son attente , faire en sorte de l’irriter pour amputer sa lucidité au moment fatidique.

Du coin de l’oeil Glenn vérifia le périmètre proche , ils étaient un peu à l’écart de la soirée mais sûrement trop proche pour que Killgrave n’abuse de ses capacités. Au sein de cette kyrielle de parures et de médailles il ne parvint pas à trouver sa femme mais elle ne devait pas être bien loin; toutefois l’idée de savoir ce criminel violacé et Carla dans la même pièce ne laissait pas sa conscience tranquille. Il n’avait pas peur à proprement parler car il était quasiment certain qu’il ne tenterait rien dans l’immédiat mais il y avait toujours cet inexpugnable sentiment d’anxiété qui le mettait mal à l’aise.


“ Voyez vous
, reprit Talbot d’un ton autoritaire, je doute fort être plus doué que vous en matière de manipulation mais croyez moi aujourd’hui je ferai jeu égal voire plus .”

Le Limier adoptait à présent une expression grave et ferme, celle qui caractérisait ses interventions les plus musclées au service de la nation. Un renard solitaire parcourait depuis trop longtemps ce pays en répandant son poison verbal et en agissant comme bon lui semblait mais à présent les chiens de garde étaient décidé à rétablir l’ordre.”


 


Dernière édition par Glenn Talbot le Dim 26 Fév 2017 - 22:27, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave] Sam 28 Jan 2017 - 23:21

Glenn Talbot… Un nom déplaisant pour un homme déplaisant. Cela me dit quelque-chose, en effet, mais rien qui ne soit notable. L’homme n’a pas dû monter aussi haut dans la hiérarchie que la plupart de mes connaissances de l’armée américaine ; sa façon brusque d’aborder les sujets qui fâchent devait y être pour beaucoup. C’est que le bougre va droit au but. Voilà qu’il m’emmène à l’écart de la fête et des invités, en me poussant fermement l’épaule pour discuter entre « personnes civilisées ». Je hausse un sourcil, plus de curiosité que d’étonnement : est-il au moins conscient de ce qui lui arrivera s’il essaye de me supprimer là, maintenant ? Mais ce Talbot est plus intelligent que cela : nous nous asseyons confortablement sur deux sièges, à portée d’oreille des autres personnes présentes tout en se sentant un peu moins étouffés. Je me suis laissé faire tout le long du trajet, et je me suis assis à présent en croisant les jambes ainsi que les mains sur mes genoux, tout en moi respirant la confiance et l’attente que mon interlocuteur poursuive.

L’attaque est frontale, cinglante. Cette fois je suis des plus sérieux, et je regarde intensément ce Glenn Tablot qui affirme en avoir assez des « singeries » et agit comme si il avait une carte puissante dans sa manche. S’il a bien conscience de qui je suis, jamais il ne chercherait à bluffer. Il prétend faire jeu égal avec moi ? Soit. Je sais que cette fois-ci je ne m’en sortirai pas seulement avec des pirouettes rhétoriques. Je m’étends sur mon siège, et masse mon front tout en fixant le sol, comme si je réfléchissais intensément sur un problème philosophique.

-Vous me mettez dans l’embarras, Monsieur Talbot. Vous ne parlez que de manipulation, et vous m’assimilez à un être très puissant et détestable… Me confondriez-vous avec le nommé Purple Man, par le plus grand des hasards ? J’ai entendu parler de ce tueur en série qui sévit à Hell’s Kitchen, aux pouvoirs surnaturels, à la cruauté sans pareil, mais à l’intelligence acérée et au verbe haut. On dit aussi que sa peau a la couleur violette… il va donc sans dire que je ne saurais être assimilé à un tel personnage, ma peau est des plus blanches.

Cela me fait penser à un épisode de l’Histoire de mon pays… Vous avez entendu parler de Jack L’Eventreur et de ses méfaits ? Figurez-vous que les mauvaises langues ont longtemps accusé le Duc de Clarence, le propre petit-fils de la Reine Victoria et héritier du Trône, d’être le véritable instigateur des meurtres. On prétendait que le gouvernement britannique de l’époque avait étouffé l’affaire pour protéger la famille royale et éviter une révolution. Le Duc était jeune, beau, riche, il avait de l’esprit et des connexions au sein de la haute société. Il avait tout pour attirer la haine des jaloux… car figurez-vous qu’aujourd’hui cette rumeur semble infondée, et que les historiens ont remis au goût du jour une explication plus intéressante. Voyez-vous, il semblerait que le fameux Jack ait été en fait un agent des forces de l’ordre frustré dans ses efforts d’ascension sociale et jaloux de ses supérieurs, qui se serait lancé dans une si cruelle entreprise dans l’objectif de les discréditer.

Ma tête s’est relevée vers mon adversaire, et mes yeux flamboient en même temps que je lâche ma petite pique. Puis je me redresse sur mon siège et je me penche en avant sans quitter Glenn du regard. Je reste un instant silencieux, je menace même de sourire, une perspective qui doit être encore plus terrifiante qu’un sourire qui se concrétise.

-Mais admettons, je dis bien admettons, un instant que je sois la personne dont vous parlez, Général. Venir m’aborder de la sorte… certains pourrait considérer cela comme un acte très courageux, ou bien téméraire… ou bien stupide. Après tout, qu’est-ce qui pourrait bien m’empêcher de vous demander de vous arracher la langue avec votre propre main en sortant de cette soirée, pour vous éviter de venir proférer des menaces de ce style à l’avenir ?

J’ai laissé planer la menace d’un ton doux et détaché, presque musical. Je me prends à penser à cet artiste rival dont le sort est déjà scellé… voilà qu’il devrait montrer à mon nouvel interlocuteur une leçon digne d’être retenue. A vrai dire je ne me risquerais jamais à utiliser mes pouvoirs si près de tout ce monde, et je me doute que des caméras de surveillances doivent être installées de partout. Je ne serais pas étonné que ce Glenn ait sur lui des caméras furtives et des micros, et il me serait difficile de justifier un aussi rapide changement de couleur de couleur de peau.

-Vous semblez néanmoins bien sûr de vous. Vous êtes semblables à ces joueurs de Poker qui tiennent une carte cachée derrière leur manche… Auriez-vous trouvé un allié dans votre croisade contre le nommé Purple Man ? Il compte certes de nombreux ennemis, mais je serais étonné que certains aient accepté de collaborer avec vous, ils savent ce qui en coûterait. Quant à ses amis, je crois savoir qu’il leur a déjà réglé leur compte depuis longtemps…


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Message(#) Sujet: Re: Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave] Ven 17 Fév 2017 - 13:06







Si Glenn avait encore l’ombre d’un doute concernant les liens entre ce Zebediah Killgrave et Purple Man ce n’était plus le cas à présent. Le britannique ne se cachait presque plus à présent et veiller simplement à ne pas prononcer des mots qui fourniraient des preuves pour le général; Killgrave savait ce que le militaire voulait et il semblait s’amuser de cette situation où il confirmait les soupçons de l’officier tout en ne dépassant jamais la limite qui lui serait fatal. L’excentrique artiste jouait au funambule, pour l’instant il tenait mais le Limier avait bien l’intention de le faire tomber violemment de son fil suspendu et par la même occasion faire disparaître son insupportabl air suffisante et ironique.

Killgrave commença à faire un parallèle douteux entre la situation présente et la traque de Jack l’Eventreur en sous-entendant que le véritable coupable dans cette histoire était un membre des forces de l’Ordre ; il se compara au passage à un duc au nom pédant et usa de nombreux qualificatifs pour glorifier Purple Man , autrement dit se glorifier lui-même.

“ Au moins le Duc de Clarence n’avait pas de surnom ridicule, parce que Purple Man...franchement il aurait pu faire preuve d’un peu plus d’imagination. “

On ne piquait pas un chien de garde sans que celui-ci ne réplique et encore ce n’était qu’un avant goût de la morsure qu’il s’apprêtait à asséner avec délectation.

La suite du discours de Killgrave se fit plus menaçante, encore une fois il ne se cachait plus devant le général et se permettait même de le provoquer en faisant explicitement référence à ses pouvoirs surnaturels mais là encore il maniait assez bien le verbe pour ne pas se trahir. Glenn avait bien la confirmation d’être en face du criminel qu’il traquait mais pour l’instant il ne disposait toujours pas de preuves suffisantes pour convaincre ses supérieurs et ce crétin de McDowell qui ne donnerait pas son feu vert avant une démonstration noir sur blanc de la culpabilité de leur suspect.

Il finit en interrogeant l’officier supérieur qu’il trouvait bien confiant. Effectivement Glenn avait bien une carte dans sa manche et pas un simple valet ou atout de bas niveau mais bien ce genre figure qui fait basculer la partie de votre côté ; un joker en quelque sorte. Purple Man allait bientôt avoir des raisons de devenir violet et c’est exactement ce qu’attendait le général.

“Si vous n’avez rien à vous reprocher j’imagine que vous ne verrez pas d’inconvénients à ce que je vous pose quelques questions n’est-ce pas? D’où venez vous par exemple? Qu’en est-il de votre famille? Pourquoi cette obsession pour le violet? Où avez vous appris la comédie? Le théâtre de mauvais goût peut-être? “

Glenn baissa d’un ton, et plongea un regard conquérant et acéré dans les yeux de son interlocuteur. Le moment où il le prenait à la gorge était arrivé et il ne devait plus lâcher son emprise. Continuer à harceler ce beau parleur, le faire douter et in fine le faire craquer. Un sourire en coin il conclut d’un air qui se voulait presque neutre mais qui en vérité devait faire l’effet d’une bombe.

“Je vous conseillerai de répondre à chacune de mes questions… à moins que vous ne désiriez que Mélanie le fasse à votre place.”

Glenn avait enfin posé son si précieux atout sur la table, il devait à présent en faire bon usage mais pour l’instant tout fonctionnait à merveille. Killgrave avait lui-même tendu la perche au militaire et ce dernier ne s’était pas privé pour la prendre à deux mains et prendre le suspect à son propre jeu ; l’effet de surprise ne pouvait que faire son effet.

Glenn avait entre ses mains un trésor, un trésor que traquait en vain Killgrave depuis des années . Le constat était simple il possédait ce que l’autre voulait : l’appât était en place.


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Message(#) Sujet: Re: Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave] Ven 10 Mar 2017 - 21:51


Mais c’est que le bougre ne lâche pas son affaire, il semble bien sûr de son approche. Mais ses manières agressives, son regard assistant, cette façon qu’il a de vouloir m’isoler du reste des invités… ce Talbot a cessé de m’amuser à présent, et j’en suis à essaye de deviser un plan pour me débarasser de lui sans faire trop de vagues et pouvoir reprendre le fil de ma soirée. Je jette un coup d’œil rapide à ma montre : oui l’heure approche, je ne voudrais surtout pas rater le doux spectacle qui s’annonce…

Soudain, au milieu du flot ininterrompu de paroles de l’ennuyeux personnage assis en face de moi j’entends un mot qui sonne de façon désagréable à mes oreilles : Mélanie. Puis vient l’avalanche de souvenir, et l’amertume et la haine qui montent en moi comme la marée. Je reste un instant le regard figé sur ma montre, puis lentement, très lentement, je relève la tête. Je m’efforce de rester impassible, mais si il m’est possible de garder mes yeux de marbres, je ne peux pas empêcher mes sourcils de trembloter sous l’effet de la rage, et mes dents de se serrer presque jusqu’à me faire mal. Sans que je m’en rende compte, j’ai posé mon bras gauche sur le dossier du fauteuil et mes ongles s’enfoncent dans le tissu délicat. Ainsi, ce misérable détient ma femme. Ma chère, ma tendre Mélanie… que j’ai pourchassé jusqu’au bout de la Terre pendant… douze ans ? Je dois avouer que j’ai perdu le compte. Voilà pourquoi il était aussi confiant… malheureusement, le doute n’est pas permis. Celle qui est toujours officiellement mon épouse fait d’ordinaire tout pour rester au maximum discrète, il est impossible, même pour un militaire de haut rang, d’être au courant de son existence sans être en contact avec elle. D’ailleurs, il est tout à fait crédible que Mélanie ait cherché à se placer sous la protection des puissants. Après tout, j’ai été à deux doigts de remettre la main sur elle l’an dernier à Vancouver. Si seulement je n’avais pas perdu autant de temps en punissant ce portier d’hôtel insolent…

Les pensées se bousculent dans ma tête. L’un des trois êtres que je hais le plus au monde est là, à portée. Il me suffirait d’utiliser mes pouvoirs sur ce Glenn Talbot, de faire de lui ma créature, et il pourrait me mener à elle. Et qui sait, peut-être détient-il aussi Kara ? Il est probable que Mélanie ait élevé la pauvre enfant dans la haine de son père, et que les militaires comptent utiliser cette haine et ses pouvoirs pour me nuire. A la pensée de ma propre fille devenue un instrument contre moi, une arme, un rat de laboratoire tel que je l’ai moi-même été, je sens mes yeux flamboyer. Si je m’écoutais, je tuerai le militaire là, maintenant. Mais… n’est-ce pas trop facile ? Oui, quelque-chose ne tourne pas rond. Depuis le début je soupçonne cet indésirable interlocuteur d’avoir à sa disposition un outil d’enregistrement, caméra ou micro, afin de me prendre en flagrant délit. Mais sous l’effet de la colère, j’ai un instant oublié la menace… Je sens une chaleur familière qui me monte de la base de mon cou, à la frontière avec le col de ma chemise, et je réalise avec inquiétude que cette zone a dû commencer à se colorer de pourpre. Cela peut tout aussi bien être assimilé à l’effet de la colère pour un observateur extérieur, mais je sais que si je continue à me laisser aller, le pourpre va virer au violet, et recouvrir ma peau tout entière. Sous l’effet des émotions négatives j’ai laissé parler mes pouvoirs, et Talbot doit à présent baigner dans mes phéromones. Ils sont inodores en principe, mais il doit sûrement sentir une étrange et faussement agréable odeur sucrée lui monter au nez. Du moins c’est comme ça que certaines victimes m’ont décrit l’action de mes pouvoirs. Si je parle, il est mort. Mais moi aussi… C’est un jeu dangereux auquel nous jouons là, et le doux son des violons comme les discussions joyeuses des invités sonnent comme des provocations à mes oreilles.

Je réalise que je suis resté silencieux trop longtemps. Vite, agir. Sauver les apparences, canaliser la colère avant qu’il ne soit trop tard. De ma main droite je me saisis prestement d’un verre de champagne laissé non loin par un invité négligent, et me concentre sur le goût fruité et la sensation des bulles. Je me sens mieux. Toujours en colère, et prêt à tuer. Mais maître de moi-même, et patient. Je repose le verre, et m’essuie la bouche et le cou : j’ai renversé quelques gouttes dans ma précipitation… mais le tissu froid et humide aura l’avantage de diluer le violet chaud qui commence à émerger. Puis les yeux dardés dans ceux du colonel, je reprends la parole. Mais cette fois, plus de place pour l’humour et la moquerie. Mes mots sont calmes, articulés, de glace. Je croise les mains devant moi et me penche en avant.

-Je dois avouer que c’est à votre tour de me décevoir, colonel Talbot. J’ai toujours cru que malgré vos vices, vous autres militaires aviez un certain… sens de l’honneur. Il n’est pas dans vos habitudes d’attaquer un homme sur sa vie personnelle, sur les sujets qui ne regardent que lui et qui font mal. Mais il faut croire que je me trompais, une fois. Merci de m’aider à lever mes illusions. Après tout, c’est grâce à des hommes vous que je suis ce que je suis aujourd’hui. Ce croyais les vôtres plus perspicaces, aussi. Croire sur parole une parfaite inconnue qui ne débarque d’on ne sait où, qui semble clairement hystérique et qui raconte des invraisemblances… Pratiquez des tests psychologiques sur elle, ceux pour lesquels vous êtes si réputés. Et vous verrez que j’ai raison. Ma position est des plus défendables. Allez voir tous les juges et les gouverneurs que je souhaitez je saurais les convaincre de ne pas lui faire confiance…

Mais fort bien, puisque vous êtes si curieux, je tiens à vous raconter l’histoire. Mon histoire. Qui dans le fond ne diverge pas tant de l’histoire de bien des malheureux, en cette triste époque où l’honneur et le respect ne sont plus que des mots. C’est l’histoire d’un homme dont le regard est attiré par une femme, et qui choisit d’en faire son épouse. Il lui donne tout ce qu’il a : son attention, son argent, ses voyages… Pendant deux ans, il lui offre une vie de princesse, de celles dont toutes celles de son âge rêveraient. Puis un jour, voilà qu’il baisse sa garde, une fois arrivé le moment qui est censé incarner le sommet de chaque couple et combler les protagonistes de joie. Il lui accorde sa confiance, se confie même à elle… Et voilà qu’elle l’abandonne, comme une voleuse au cœur de la nuit, en commettant la plus infâme des trahisons.


Je détourne le regard, les dents serrées. Je marmonne de façon à peine audible :

-Enlever une enfant à peine née à son père… a-t-on connu, dans l’Histoire des nations modernes, exemple d’un acte plus sournois, plus vil, plus méprisable ?


La révélation m’a échappée, mais après tout je m’en moque. Le militaire doit déjà être au courant, non ? Je sais à présent qu’il me faut agir vite, très vite. Pas seulement pour remettre la main su Mélanie et la punir de son forfait, mais aussi pour libérer Kara avant qu’ils ne se servent d’elle et de ses pouvoirs contre moi. Mais ce Talbot ne lâchera pas sa prise aussi facilement. Il me faut ruser, gagner du temps. Je dois trouver une faille dans son armure.

-Donc oui, je l’ai traquée. C’était mon droit, non ? Je n’ai pas jugé nécessaire de prévenir la police, et vous noterez que elle non plus ne l’avait pas fait jusqu’à ce jour. De même qu’elle n’a jamais formellement divorcé, d’ailleurs. Pourquoi, pensez-vous ? C’est que je n’ai pas fait seulement d’elle une femme riche, mais aussi une femme libre. Pur produit du système éducatif américain, elle ne connaissait rien si ce n’était les bases pour son métier de secrétaire : je l’ai amenée à la Bibliothèque et lui ait fait lire les classiques. Elle ne prenait pas soin de son corps sinon pour le maquillage et la coiffure : je lui ai fait faire toutes sortes de sport afin qu’elle puisse s’épanouir physiquement. Je lui ai appris comment bien se tenir en société et à impressionner les autres par sa répartie. Je l’ai… convaincue de m’accompagner dans certaines de mes aventures pour lui apprendre à improviser face au danger et à se défendre. Je n’ai pas été seulement un mari, mais aussi un père pour elle. J’ai fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Je suis… son créateur.

Et c’est pour cela qu’elle n’a pas fait appel à la police. Pour ça qu’elle a réussi à m’échapper pendant toutes ces années. Parce qu’elle réfléchit comme moi, fonctionne comme moi. Vous voyez, colonel Talbot. Nul ne peut mettre en échec Zebediah Killgrave… si ce n’est Zebediah Killgrave lui-même.



Mon sourire carnassier a refait son apparition, enfin ! Et pas seulement grâce à mon admirable tirade. C’est que je viens d’avoir un éclair de génie : j’ai deviné la faille dans l’armure de mon adversaire. J’ai toujours adoré rendre coup pour coup…

-Mais dites-moi, colonel, nous parlons beaucoup de ma vie. Qu’en est-il de la vôtre ? Un homme de votre âge et de votre stature, sans parler de votre situation… je serais fort étonné que vous soyez célibataire. Une femme, des enfants ? Ou un compagnon peut-être ? Ne vous en faites pas, j’ai l’esprit ouvert, je suis même le premier à dire qu’il faut savoir croquer à tous les fruits d’un arbre pour savoir lequel on préfère. C’est que…


Ma phrase est interrompue par un cri déchirant, un cri de femme à glacée le sang. Un « NON !!! » vibrant, telle une lionne blessée à mort. Autour de nous les invités se figent, puis très vitent se déplacent vers la source du cri, certains choqués mais la plupart juste curieux. Ah la nature humaine… pour ma part ce cri horrible sonne comme une mélodie à mes oreilles, car je réalise que ma mécanique parfaitement huilée s’est mise en place, inexorable. Il est vrai que je n’ai pas regardé ma montre, j’aurais dû m’attendre à ce que ça tombe dès maintenant. Je tends l’oreille, affiche des yeux ronds de surprise, tout en luttant avec force pour casser ma joie derrière une comédie emplie de cynisme.

-Mais vous entendez ça, colonel ? Quelle horreur, que se passe-t-il ? Nous devons aller voir, nous pourrons continuer notre discussion sur le chemin. Par ailleurs je voulais vous dire que je manque à tous mes devoirs : il me tarde de présenter mes hommages à Madame Talbot.


Finalement, les choses s’agencent à merveille, bien mieux que je ne l’aurais pensé. Face au spectacle morbide qui s’annonce et au chaos de la foule, la compagne du colonel n’aura d’autre choix, par réflexe de sécurité, que de se porter à sa rencontre. A défaut de me servir d’elle dès ce soir –de toute manière, il n’est pas dans mes habitude de savourer deux revanches en même temps, trop d’épice gâche le plaisir- je saurai au moins à quoi elle ressemble…


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Message(#) Sujet: Re: Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave] Lun 27 Mar 2017 - 18:06








La révélation de l’implication de Mélanie au côté de Talbot avait eu l’effet escompté sur le britannique , au moins pour un moment.  Le prétendu artiste s’était en effet subitement crispé et semblait fournir tous les efforts du monde pour ne pas exploser et par conséquent se trahir ; la salle étant truffée de caméras et de micros qui n’attendaient que cela.  Sa mâchoire se contracta et ses sourcils tremblaient légèrement  tandis que ses yeux glaçants continuaient à soutenir le regard dur de l’officier ; une menace croissant au fond de son iris.
Glenn y était presque; il  ne lui manquait plus grand chose pour réunir suffisamment de preuves à l’encontre de son interlocuteur , il fallait encore provoquer ce dernier dérapage qui réglerait l’affaire.  Un léger parfum sucré monta alors aux narines du militaire; une odeur inhabituelle pour lui ; à la fois agréable et diablement envoûtante. Glenn conclut rapidement qu’il était émis par son vis-à-vis; sûrement les prémices de son pouvoir de contrôle mental.  Un sentiment de panique traversa alors rapidement le corps de l’officier qui se doutait bien que si Killgrave prenait le contrôle ce ne serait pas pour lui imposer de lui acheter un soda. Il avait beaucoup enquêté et interrogé des individus se prétendant victimes de Killgrave mais n’avait jamais compris ce que cela  pouvait faire de se retrouver sous la coupe de cet homme qui pouvait obliger à faire ce que l’on ne voulait pas; séparant le corps et l’esprit de sa proie. Il prenait le contrôle des mouvements tandis que l’esprit était isolé, assistant impuissant à sa déchéance et son mutisme. La volonté du général avait toujours été forte, intraitable mais face au surnaturel qui était ici en oeuvre ferait-elle le poids? Glenn craignait la réponse.  Mais il se reprit vite: pour la mission en cours rien de mieux ne pouvait arriver que l’utilisation de ces pouvoirs, pris en plein méfait Killgrave ne pourrait plus éviter la déclaration d’un mandat d’arrestation ; et différents soldats étaient postés dans le bâtiment avec pour consigne de neutraliser leur supérieur si celui-ci adoptait un comportement anormal ou masochiste.  Cela n’était certes pas totalement suffisant et Killgrave pouvait après tout très bien lui ordonner d’attendre plusieurs heures  pour se couper les veines seul dans sa salle de bain. Le militaire tomberait alors mais son meurtrier aussi dès le lendemain  pour s’être trahi.

 Cependant rien de tout cela ne se produit car Killgrave avait réussi à reprendre son calme juste au moment où il semblait prêt d’imploser.  Merde… Il allait encore falloir insister sur l’appât pour le faire sortir totalement de ses gonds.  Dans sa longue tirade qu’il tentait d’énoncer d’un air neutre et détaché sans toutefois parvenir à dissimuler la pointe de tension qui y perçait , il fit part de sa “déception” à l’égard de Talbot dont il pensait que le code d’honneur était plus fourni. Mais le général n’était pas un dogmatique ni même un idéaliste, face à une telle menace il était prêt à bien des éventualités qui ne rentrent pas forcément dans le “code d’honneur”; il réfléchissait avec pragmatisme et ne pouvait donc qu’utiliser le meilleur atout à sa disposition.  

 Killgrave dépeignit son “idylle” avec Mélanie ; un récit qui regorgeait d’informations mais où transparaissait surtout la mauvaise foi et la malveillance.  Dans les grandes lignes cela correspondait avec le témoignage de la jeune femme interrogée la veille même si elle avait omis certains détails qui n’en étaient pas vraiment. L’évocation d’un enfant du couple surpris Glenn qui n’en avait pas vraiment tenu compte dans l’équation ; si ce que disait l’artiste était vrai il y avait peut-être en ce moment même un second danger public qui courrait quelque part dans la nature puisque de toute évidence elle ne se trouvait pas avec sa mère qui s’était présentée seule aux autorités.  Le militaire détestait les surprises, à fortiori en pleine mission d’importance capitale, et la présence de cette fille en était une grosse.

 Glenn eut également grâce à cette longue intervention de son suspect la confirmation qu’il disposait d’autres super-pouvoir : un surjeu abominable et une capacité à débiter en toute mauvaise foi un nombre d’âneries impressionnant en l’espace de quelques secondes.  Son histoire était un condensé d’informations capitale et de justifications incroyablement niaises; voilà qu’il essayait de se présenter en victime , comprenez le après avoir forcé une jeune femme de l’épouser et de lui faire une fille  au sein d’une démarche que l’on pouvait finalement qualifier de viol il s’était senti trahi au moment où il avait baissé sa garde et qu’elle s’était enfui de devant le monstre avec sa fille.  Il requis même l’avis de Glenn sur ce sujet qui ne se gêna pas pour le lui donner.


"-Enlever une enfant à peine née à son père… a-t-on connu, dans l’Histoire des nations modernes, exemple d’un acte plus sournois, plus vil, plus méprisable ?

-Ça dépend du père et  dans notre cas cela s’apparente plus à un sauvetage."

Il poursuivit son excentrique exposé en se défendant d’avoir rendu sa “femme” plus heureuse , plus accomplie , plus épanouie.  Mais derrière leur côté comique ses paroles avaient une dimension particulièrement inquiétante : elles révélaient bien qu’il était aussi puissant que fou à lier une association qui n’était jamais de bon augure. Ce type se prenait pour un créateur , autrement dit pour un “dieu” innarêtable si ce n’était par lui même.  Mégalomane et présomptueux il se rendait coupable de l’Hybris en se plaçant comme une divinité mais il risquait bien de se brûler les ailes à ce petit jeu. Sa confiance en soi était ainsi à la fois sa force et son point faible et Glenn était bien décidé à ramener le pseudo-créateur sur Terre , plus précisément dans une cellule.

"Ce soir j'ai au moins la confirmation que vous êtes cinglé; vous n'êtes ni un Dieu ni un quelconque créateur. Juste un pauvre type sur qui sont tombés des pouvoirs surnaturels. Et s'il vous plaît veuillez ne pas me manquer de respect et m'appeler par mon véritable grade: je suis général et non colonel monsieur Killgrave."


Le général disposait également peut-être  d’un autre atout : il s’agissait de l’enfant. Certes, il était concrètement plus sources de problèmes à venir qu’autre chose mais en l’état Killgrave semblait croire qu’elle était comme sa mère détenue par l’armée et Glenn allait aussi pouvoir jouer là-dessus pendant quelques temps. D’un autre côté il pouvait très bien s’agir d’un piège: la petite pouvait être une pure invention du suspect et la mettant dans l’équation Glenn se trahirait alors gravement. Petite ou pas il allait falloir continuer dans la subtilité pour piéger son adversaire à son jeu favori.  Après cela il devrait bien sûr avoir  une petite conversation avec Mélanie pour mettre les choses au clair.
 
Le sourire si glaçant refit son apparition sur le visage de l’artiste ; il avait repris son sang-froid et sa confiance. La tentative de déstabilisation du général avait échoué, du moins partiellement. Pire en appuyant sur la faiblesse de Killgrave ce dernier avait  de facto déduit celle de Talbot qui n’était pas bien différente : la famille.  Il se mit donc à interroger Glenn sur sa vie privée sans que celui-ci n’ait la moindre intention de répondre quoique ce soit.

Soudain un cri à glacer le sang coupa leur charmante et cordiale conversation; alerté et mu par ses réflexes de militaire Glenn était déjà debout et s’apprêtait à se précipiter sur le lieu de ce qui ressemblait à un drame, prêt à intervenir.  Mais il fut stoppé dans son élan par une phrase qui aurait pu paraître neutre dans d’autres circonstances mais qui sonnait comme la plus grande des menaces qui pouvait lui être proférée : mêler Carla dans cette histoire.

A ce moment tout alla très vite dans l’esprit de l’officier supérieur qui se maudit d’abord de l’avoir amené ici si près du monstre avant d’être saisi par un sentiment d’effroi qui le paralysa pendant quelques secondes. Killgrave avait pressenti une faille dans la carapace de Glenn et il comptait bien s’y engouffrer avec toute sa cruauté.

S’il s’approchait Carla le rejoindrait et alors elle aura été identifiée et qui sait ce qui pouvait se passer ensuite.

Glenn pointa un index menaçant mais tremblant en direction de son machiavélique vis-à-vis et ordonna d’une voix où rage et peur se mêlaient sans assurance.

“On ne bouge pas d’ici, pas d’un centimètre. Si vous tentez quoi que ce soit je vous jure que je vous colle une balle dans le crâne. Compris?”


A quelques dizaines de mètres c’était la cohue au sein d’une foule qui avait accouru vers l’origine du cri mais eux ne devaient pas bouger, surtout pas. Soudain il identifia une voix familière au sein de la confusion générale.

“Glenn , pour l’amour de Dieu où es-tu?”


Puis elle le trouva,  face à un inconnu à l’air distingué. A mesure qu’elle s’approchait de lui Carla trouva son mari anormal, comme sous le choc; comment pouvait-elle savoir que même dans les pires cauchemars du général les choses n’auraient pas pu plus mal tourner?
Elle salua poliment l’individu qui parlait jusqu’à maintenant avec son époux avant de se retourner vers ce dernier.

“Il s’est passé quelque chose près du buffet, je ne sais pas quoi mais ça semble grave. Tout va bien de ton côté?

-Euh oui oui...nous devrions aller voir ce qui se passe Carla.”


Le plan de Killgrave marchait à merveille et Glenn avait conscience de le suivre à lettre voire d’aider son ennemi mais que pouvait-il bien faire maintenant? Impossible d’élaborer un plan de secours tangible alors qu’il luttait pour ne pas céder à la panique.


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Message(#) Sujet: Re: Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave] Mer 14 Juin 2017 - 0:02

Ce général Talbot n’est pas un homme à prendre à la légère, je l’ai compris tout de suite. Ces hommes de terrain américains devenu hauts gradés font des adversaires des plus coriaces. Et pourtant… Je le vois bien moins assuré que tout à l’heure, alors que le brouhaha et la panique se répandent dans la salle. Il me menace d’une balle dans la tête si jamais je fais le moindre mouvement, mais le tremblement de ses doigts me fait douter de son aptitude même à viser droit. Je lève un sourcil interrogateur, les mains jointes derrière le dos. Une posture calme, pour prouver que je n’ai pas l’intention de bouger, mais en contraste flagrant et dérangeant avec l’atmosphère d’affolement qui nous entoure.

Mais ce que je n’aurais pas besoin de bouger, finalement. Voilà qu’une élégante brune en tenue de soirée rejoint le général, visiblement très inquiète, et insouciante du danger qu’elle court. Je dois avouer qu’elle me fait une certaine importance : sa beauté est indéniable et son style est charmant tout en simplicité. Tout dans sa réaction trahit son amour sincère et candide pour celui qui est évidemment son mari : touchant. Elle prend même la peine de me saluer poliment, elle semble me considérer comme un gentleman respectable et distingué. Ce que je m’efforce d’être, notez bien. Sous le charme, j’affiche un sourire charmeur et désintéressé, comme au théâtre, et me fend même d’une légère courbette de la tête.

-A votre service Madame. Enchanté de faire votre connaissance. Avant de venir dans votre pays je dois admettre que je doutais que les Américaines puissent égaler mes compatriotes en grâce et en beauté : que je sois foudroyé pour mon incrédulité ! Qu’il ne soit pas dit que ma personne ait un jour manqué de distinction face à la gent féminine.

Je suis artiste décorateur de mon état, mais j’ai eu d’autres états de services, et votre mari et moi étions présentement en affaires. Mais je ne crois pas qu’il soit pertinent d’échanger des mondanités, l’heure semble tragique. Allons voir, nous ne pouvons pas être du reste.


Je lui baiserais probablement la main pour faire bonne mesure, si je n’avais pas la certitude que Talbot me briserait le crâne, pouvoirs surnaturels ou non, invités présent ou non. J’ai jugé en revanche amusant de ne pas décliner tout de suite mon identité (qui n’est même pas ma véritable identité de toute façon).

Mais il en faut bien plus qu’une jolie femme pour me déstabiliser et me faire perdre mes objectifs. Je devine que cette adorable créature pourrait faire une proie tentante… Ne manque que l’occasion parfaite pour prendre cet insolent Talbot au dépourvu. Il me faut prendre mon temps, calculer mon affaire. Non, la précipitation et la brutalité ne sont pas mon style. Cet affaire est une occasion de déployer mes talents de stratège et… d’artiste. Dans l’immédiat, Talbot va être obligé de jouer la comédie en présence de sa femme. Cela promet d’être très intéressant.

Alors que nous sommes sur le chemin de l’attroupement, certains souvenirs récents me reviennent en tête, le sourire aux lèvres…


***

Les couloirs sont presque vides, seuls quelques agents d’entretiens s’agitent encore à droite à gauche. Tout est en place : les tables recouvertes de nappes, les lustres, les tableaux, les plats qui attendent patiemment dans la cuisine sous leur coupole métallisée… les premiers invités arriveront d’ici une heure ou deux, il ne suffira de quelques minutes pour que le calme apaisant laisse place au brouhaha des mondanités et des verres de champagne choqués les uns contre les autres. Je me déplace à pas de loups entre les allées des vastes salons, sur mon 31, les mains dans mes poches, et le regard fixé droit de devant. Comme celui qui sait exactement ce pourquoi il est là, et qui a la certitude que personne ne peut deviner ses projets. Enfin, le voilà.

-Je savais que je vous trouverais ici. Un artiste ne se doit-il pas de contempler sa création une dernière fois avant de la soumettre au jugement implacable du public ?

Mon ton est doux, amical, presque rassurant. L’homme caucasien à la quarantaine, aux cheveux bruns et aux petites lunettes rondes, se retourne avec surprise. Il avait le regard perdu dans le vague face à une sculpture d’art contemporain assez difficilement identifiable, constituée de barres blanches superposées.

-Monsieur Killgrave ! Je… je ne m’attendais pas à vous voir ici.

-Peu de gens y sont préparés, mon ami. Mais je souhaitais –il fallait- que je vous parle.

Je croise mes mains derrière mon dos et me place juste à côté de lui, le regard perdu sur la sculpture. Ma présence le met mal à l’aise, c’est évident. Et je suis à peu près certain que ce brave citoyen n’a jamais entendu parler de mes capacités… il vient d’avouer sans même de s’en rendre compte. Ma bouche se tord d’un petit sourire sur le côté gauche, de façon à ce qu’il ne puisse pas le voir.

-Voyez-vous, Monsieur Murray… il y a quelque-chose que je suis bien obligé de reconnaître à propos de nous autres, Britanniques : nous avons assez peu créé par nous-même. Notre système politique et administratif ? Empruntés aux Vikings. Notre langue, notre littérature ? Largement influencée par les Français. Quand à notre marine, notre système économique et financier… les Hollandais étaient déjà passés par là. Même Shakespeare a repris les œuvres de Francis Bacon pour rédiger ses chefs d’œuvres littéraires. Triste, mais vrai. Ce que nous avons empruntés aux autres, nous nous sommes appropriés, et nous l’avons porté jusqu’à un degré de perfection inégalé. Il n’empêche… même dans la beauté, dans l’accomplissement, il reste cette petite note amère indélébile. Celle de savoir que l’on doit notre succès… à quelqu’un d’autre.

Je tourne ma tête vers lui, le sourcil levé d’un air interrogateur. L’air menaçant, mais sans révéler toute la malfaisance dont je suis capable. L’autre lève les mains en signe de protestation

-Ecoutez, monsieur Killgrave… je ne vais pas nier l’évidence. Oui, j’admets que votre style, votre manière de faire, m’a toujours inspiré. Les couleurs, la pensée, le souffle… Quoique j’ai jugé nécessaire de diminuer la présence du violet. Mais les artistes ne s’enrichissent-ils pas mutuellement grâce à l’influence de leurs pairs ? Et je débute à peine, c’est ma première véritable présentation sur le sol américain. S’il vous plait, laissez-moi une chance…

-Une chance ? Mais je veux vous offrir bien plus que ça, mon cher. Je veux rendre votre première présentation… inoubliable à tous points de vue. Je veux vous faire rentrer dans les annales.

Je vois les yeux de l’autre s’écarquiller de peur, et il un mouvement de recul soudain. Je n’ai pour ma part bougé d’un pouce… mais telle la marée montante, une vague violette vient de recouvrir mon visage l’iris de mon œil a changé de couleur. Il ne le sait pas encore, mais il est trop tard. J’entends les portes autour de nous se fermer les unes après les autres en un claquement sourd : les employés convertis par mes soins ont fait du bon travail. A vrai dire, ma victime ne peut pas s’échapper même si elle le voulait : mais je tiens toujours à soigner mes entrées. Question de style.

-Qu’est-ce que…

-Pas un mot. Penchez-vous vers moi et écoutez ce que j’ai à vous dire, et n’en oubliez rien.

La bouche cousue, les yeux grands comme des œufs d’oie, l’homme s’avance et place son oreille juste devant ma bouche. D’ordinaire je prends le temps de savourer l’incompréhension et le désespoir dans les yeux de mes victimes, mais il se trouve que cette fois je manque de temps. Pendant une dizaine de secondes je lui chuchote à l’oreille : là encore moins par utilité pratique –nous sommes seuls après tout- que pour l’effet d’intimidation. Quand j’ai terminé, il recule et secoue la tête, terrorisé. Mais je sais –et il sait- que cela ne sert à rien, et que son sort est déjà écrit. Je lui pose la main sur l’épaule, d’un air fraternel.

-Allons, allons cessez de réfuter l’inévitable. Et voyez les choses du bon côté. Je pourrais vous faire subir des tortures dont moi seul ait le secret. Je pourrais faire même pire en révélant votre secret et en salissant votre réputation de décorateur. Que diriez-vous d’une pancarte « Je suis un menteur, un voleur et un plagiaire » accrochée autour de votre cou ? Mais, parce que vous êtes un compatriote, je vais me montrer clément. Et m’abstenir de tout ceci.

D’un autre côté, vous comprenez que je ne peux pas laisser ce forfait impuni. Après tout, vous savez comme que les plus grands artistes ne sont reconnus comme tel…


***

-… qu’après leur mort.

Je me rends compte que j’ai prononcé cette phrase à voix haute, devant Talbot. Mais à vrai dire je m’en moque. Devant moi se tient le fruit de mes vicissitudes : un homme pendu à un lustre avec une corde de chanvre, une chaise renversée et une jeune femme blonde en pleurs à ses pieds. Sa femme, je suppose. Je calcule que tout a du se passer très vite : l’artiste nommé Kenneth Murray –feu Murray, devrais-je dire- a dû attendre que le couloir se vide suffisamment des invités, attirés par le buffet, pour passer à l’action. Et le temps que les quelques présents se rendent compte de quoi il en retourne, il était trop tard. L’homme a agi de façon preste et déterminée… une détermination que je lui avais insufflée.

Je passe la main sur mon front, comme par tristesse, pour renforcer la comédie.

-Quelle horreur… je n’ai pas vraiment connu cet homme, mais se retrouver face à ce spectacle. La vie est fragile, n’est-ce pas ? Il y a même pas quelques minutes cet homme était au sommet de sa gloire, et maintenant… tout est terminée. En un battement de cil. Et la soirée est gâchée, par la même occasion. Memento mori disait les Romains. Souviens-toi que tu mourras, et que chaque jour peut être le dernier. Face à cela, les idéologies, les grands principes… tout cela nous apparaît vain. Enfin, nous autres hommes d’actions sommes déjà conscients de cela… n’est-ce pas ? Dites-moi ce que vous en pensez, général Talbot.

Je dois admettre que je suis assez curieux de la réaction de mon interlocuteur. Pour lui qui me commence à me connaître, ma culpabilité ne fait aucun doute : mon attitude relativement nonchalante face à l’effroyable scène me trahit, même pour quelqu’un au cœur de pierre comme moi. Mais prendra-t-il le risque de me faire arrêter là, maintenant ? Il n’a aucune preuve concrète, si ce n’est les regards hésitants et effrayés que me lancent quelques rares invités, qui connaissent ma vraie nature. Et quand bien même, il doit se douter que même arrêté je trouverais un moyen parmi d’autres de m’échapper. En tout cas je suis content de lui avoir offert cette petite démonstration de ma puissance, ce suicide tombe à pic finalement. Qu’il considère ça comme un dernier avertissement.


Et puis, il n’est pas seul… Je tourne à présent mon regard vers la charmante dame qui se tient encore à nos côtés.

-Et vous Madame, qu’en pensez-vous ? Une femme aussi distinguée ne devrait pas assister à ce genre de scènes, mais je suppose qu’une épouse de militaire doit avoir entendu bien des récits déplaisants…


"Les gens m'ont semblé tellement petits, tellement misérables et pathétiques, que j'ai voulu m'en amuser. Et je m'amuse beaucoup..."


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Ce violet qui fait friser des moustaches [PV Zebediah Killgrave]

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